Anton Tchekhov


 Anton Tchekhov est né en 1860 à Taganrog. En 1876, lorsque
son père épicier fait faillite, la famille Tchekhov s’enfuie à Moscou pour échapper aux créanciers. Seul Anton reste pour terminer ces études. Il ne rejoint sa famille que trois ans plus tard et s’inscrit à la faculté de médecine. 

Pour subvenir aux besoins des siens, il collabore à diverses revues humoristiques et commence à écrire, sans grand succès, pour le théâtre. Devenu médecin, il exerce à Moscou, publie son premier recueil « Les Contes de Melpoméne » et fréquente les milieux du théâtre. « Ivanov » est représenté en novembre 1887 et suscite une vive polémique. En 1888, il écrit « L’Ours » et en 1888-1889, « La Demande en mariage ». Sa première pièce à succès, écrite en 1897, est « La Mouette ». En 1899 « Oncle Vania » est crée puis, en 1903 il publie ses dernières oeuvres, « La Fiancée » et « La Cerisaie », et meurt en le 2 juillet 1904 à Badenweiler. 

Ouvert aux influences modernes les plus diverses, Anton Tchekhov n’en est pas
moins l’un des grands écrivains russes du 19ème siècle, toujours intéressé par les
problèmes humains. Son oeuvre a eu une influence importante sur des écrivains aussi
différents que Maxime Gorki et Katherine Mansfield.

L’on dit parfois que « tous ces personnages, comme les mouettes, errent sans but, battent désespérément des ailes, s'épuisent en de vaines paroles et meurent de leur impuissance, abattus par quelques chasseurs. » Et pourtant ce monde désenchanté reste imprégné de grâce, une flambée de poésie éclaire cette société finissante.
Gorki écrivait à Tchekhov « Vos contes sont des flacons élégamment taillés, remplis de tous les arômes de la vie. » De son côté, Tolstoï le comparait à Maupassant : « L'illusion de la vérité est complète chez Tchekhov. Ses textes produisent l'effet d'un stéréoscope. On dirait qu'il jette les mots en l'air n'importe comment, mais comme un peintre impressionniste, il obtient de merveilleux résultats avec ses coups de pinceau » Tchekhov qui, sans doute, ne croit ni à Dieu ni au diable continue de croire à l'avenir de l'homme. La société peut être améliorée, les individus seront moins cruels, moins égoïstes. Le travail, la force libératrice de la science promettent le bonheur futur.

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